Prévention du tabac

Interventions dans les écoles ;  pas très efficace !!??

Les programmes d'éducation, dans les écoles, sont-ils efficaces pour éviter que les jeunes commencent à fumer?

Pour répondre à cette question, une synthèse des études scientifiques disponibles a été effectuée.

 

Les résultats montrent que la moitié des études utilisant l'approche dite des influences sociales avaient un effet à court terme. Les interventions basées seulement sur de l'information ne sont en revanche pas efficaces. La meilleure étude et aussi celle avec le plus long suivi (Hutchinson Project) a montré que 65 leçons réparties sur 8 années de scolarité n'avaient pas d'effet. Donc des résultats plutôt négatifs. Pourtant, en Suisse, beaucoup de ressources continuent à être consacrées à ce genre d'interventions.  

 

Alors que faire ?

 

La revue Cochrane (www.cochrane.org) indique que même les meilleures interventions (p. ex. Hutchinson) n'ont pas d'effet, donc la conséquence de cette revue n'est pas de développer de nouveaux programmes dans les écoles, en espérant qu'ils seront meilleurs que les programmes déjà évalués.

Etant inefficaces, les programmes d'information anti-tabac dans les écoles devraient être abandonnés, et les ressources réorientées vers d'autres approches:

- faire arrêter les adultes de fumer (parents, profs)

- lieux publics non-fumeurs

- campagnes sur les manipulations de l'industrie, les jeunes étant très sensibles au fait qu'on les manipule, comme sur : www.jeveuxlaverite.com  

Enfin et surtout, l'approche la plus efficace est l'augmentation du prix du tabac, car il y a une forte élasticité-prix de la demande de cigarettes chez les jeunes (si le prix augmente de 10%, la demande de cigarettes diminue de 7% chez les jeunes).  

Tout le monde le sait!

Fumer, c'est mauvais pour la santé, ça provoque des cancers, des bronchites chroniques, des attaques cardiaques et cérébrales, augmente les risques d'impuissance et de stérilité. Fumer, ça tue chaque jour en Suisse 25 personnes: c'est plus que tous les décès dus au sida, aux drogues dures, à l'alcool, aux accidents de la route, aux meurtres et aux suicides comptés ensemble. Tout le monde sait ça, et pourtant, beaucoup fument...

Fumer nuit à la peau et à la chevelure. La peau vieillit prématurément et les cheveux grisonnent plus vite. Qui plus est, la fumée est une cause de la chute des cheveux. Plusieurs raisons à cela: l'une d'elles est que la fumée de la cigarette endommage notamment les apports nutritionnels du cheveu et provoque des troubles du génome capillaire.

Pendant dix-huit ans, une équipe de chercheurs américains a observé 22'022 médecins de sexe masculin dans le but d'étudier de quelles maladies ils ont souffert. Le risque d'hémorragie cérébrale dû à un ictus était 2 fois plus élevé chez les hommes fumeurs dont la consommation de cigarettes était supérieure à 20 par jour. La comparaison a été faite avec les hommes n'ayant jamais fumé.

Fumer, ça fait bien !!!!????

 

 Allumer une clope devant ses copines et ses copains, trouver sa propre manière de la tenir entre ses doigts, de tirer une bouffée, de la laisser suspendue à ses lèvres, c'est tout un art ! Fumer, ça permet de se donner une attitude décontractée, relax.

C'est en tous cas ce que l'industrie du tabac veut faire croire! Rien qu'en Suisse, elle dépense chaque année 120 millions de francs pour essayer de convaincre les gens que la cigarette est un produit d'agrément pour des gens au style jeune, dynamique, ayant de l'humour et bien d'autres choses encore. La cigarette, ce serait donc un style de vie «à part»; ça, c'est la publicité qui le dit.

Une habitude qui devient un réflexe conditionné

Le petit plaisir de temps à autre devient plus vite qu'on le croit une habitude, solidement ancrée: la clope de la pause, celle après le repas, celle qu'on allume au téléphone ou en discutant avec quelqu'un, celle en sortant des cours ou du travail; sans oublier celle qu'un copain nous offre et celle qu'on fume pour cacher un léger malaise, une petite timidité

L'habitude se transforme imperceptiblement en réflexe conditionné, en dépendance psychique: on n'a plus envie de s'en passer.

«Mes copines/copains sont tous fumeurs» : FAUX !

Beaucoup de jeunes croient qu'il faut fumer pour être dans le coup. C'est tout faux! A quinze ans, quatre jeunes sur cinq ne fument pas. Voilà la tendance à suivre. En plus, sur le nombre de ces fumeurs, près de la moitié voudrait déjà arrêter, signe que leur consommation de tabac ne leur apporte plus rien de positif.

C'est maintenant qu'il faut y croire!

Il est nettement plus simple de ne pas commencer à fumer que d'arrêter. Un jeune qui passe le cap des 20 ans sans être fumeur aura très peu de risques de le devenir ensuite. A l'inverse, commencer à 15 ans augmente considérablement la probabilité d'être encore accro à 35 ans... et d'en mourir prématurément.  

Quels bénéfices d'être non fumeur : moins de dépenses, respect de l'environnement, plus de souffle, le teint frais et... un attrait indiscutable: embrasser une personne qui ne fume pas, quelle fraîcheur, quelle haleine !

La CHICHA ou la Pipe à eau

 

C'est très tendance chez les jeunes et cela de plus en plus, notamment dans les clubs et les cafés et les bars !Le doux parfum du narguilé (tabac parfumé aux fruits et aux fleurs) peut induire en erreur les jeunes. Ce mélange contient davantage de chrome, de cobalt et de plomb que la cigarette. D'ailleurs, une étude médicale de l'OMS, faite en 2005 a prouvé qu'une heure de Chicha équivaut à fumer 100 cigarettes !!!

 

Pour en savoir plus :  www.cipret.ch